OUT OF BOSTON

L'année 2020 aura été marquée par l'annulation des courses et l'émergence de leur format virtuel.Dès le mois de mars, la première mauvaise nouvelle pour les coureurs est tombée avec l’annulation du semi-marathon de Paris quelques heures avant le départ. 

COURIR UN MARATHON EN 2020

L'année 2020 aura été marquée par l'annulation des courses et l'émergence de leur format virtuel. Dès le mois de mars, la première mauvaise nouvelle pour les coureurs est tombée avec l’annulation du semi-marathon de Paris quelques heures avant le départ. Très peu de temps après commença la première phase de confinement.  Toutes les courses furent annulées suite à l’ampleur catastrophique prise par le virus qui marquera au fer rouge cette maudite année 2020.  Certains organisateurs gardaient l’espoir de trouver de nouvelles dates pour la tenue de ces évènements mais une fois n’est pas coutume, la réalité nous rattrapa et les annulations se succédèrent.

MARATHON VIRTUEL
BOSTON

Ne s’avouant pas vaincue pour autant, les organisateurs s’attelèrent à créer du lien et de la satisfaction à travers les courses virtuelles. Un marathon virtuel consiste à parcourir la distance mythique, équipé d'un système de tracking GPS, tout simplement. Le premier marathon qui proposa ce format ne fut autre que l’unique et mythique marathon de Boston qui devait se tenir comme tous les ans au mois d’avril.  Des 30,000 participants inscrits, 15,000 furent sélectionnés pour prendre part à ce nouveau format,  entre le 7 et le 14 septembre. Entre en piste Maxime Krantz, coach sportif parisien qui lors d’une visite à notre boutique de l’avenue Wagram nous raconte qu’il a la chance de faire partie des coureurs sélectionnés pour le marathon virtuel. De là naît Out of Boston

QUÊTE PERSONNELLE
RÉALISATION COLLECTIVE

La déception de ne pouvoir participer au marathon de Boston était forte pour Maxime  « j’ai 30 ans, je suis parisien, et c’est en arrivant à Paris que je me suis mis à la course à pied j’ai habité aux Etats-Unis donc pour moi il y a toujours un côté intéressant de retourner là-bas même pour une course » 

Initialement, l’ambition est de se préparer et de simplement courir le marathon virtuel, néanmoins rapidement cette ambition individuelle glisse vers une aventure collective « en discutant un peu avec des amis, l’idée a germé et je me suis dit qu’on pourrait en faire un concept intéressant et qui pourrait inspirer les gens à se remettre à la course suite au confinement. »

UNE AVENTURE
AVANT TOUT

Pour atteindre son objectif, Maxime s’entoure d’une team de 6 pacers de très grande qualité. Le but est multiple, celui d’être accompagné le jour j, le jour où il faut tenir, sans le soutien psychologique ni l’adrénaline procurée par les spectateurs qui se massent sur l’ensemble du parcours- et celui de créer une émulation et de tenir pour lui et pour eux son programme d’entraînement « l’idée était d’inspirer en se motivant tous ensemble ». 
La date était fixée, le 12 septembre. Le lieu, la campagne normande, sur un terrain plat, une boucle répétée propice à la réalisation de cette performance. 
« J’avais déjà bien entamé ma préparation pendant le confinement » nous rappelle Maxime, et celle-ci s’intensifie avec des séances plus rythmées, plus exigeantes et avec cette nouvelle responsabilité sur les épaules, atteindre l’objectif pour soi, ne pas se blesser et être à la hauteur de ce groupe et de cette confiance qui s’est créée autour de cette aventure. « Le temps réalisé au semi de Naples laisse présager que les 2h50 sont réalisables au marathon, mais un marathon personne peut prédire comment ça va se passer, c’est le jour J qui compte. Mais je me dis qu’avec une telle équipe, un tel engouement, j’ai envie de continuer à m’entraîner pour aller chercher un peu mieux. »

D DAY

Quel que soit le résultat, restera ce partage, cette ambition et le sport utilisé comme un moyen de passer du temps ensemble, ce temps ensemble si chère et si précieux dans une année marquée par le drame, les difficultés et la solitude pour beaucoup et Maxime en a confiance « on peut le faire, on a un projet derrière, autant le faire bien et essayer de réaliser cette performance. Si ça marche tant mieux, si ça ne marche pas tant mieux aussi- ça aura quand même été une super expérience quoi qu’il arrive, de partager ce moment entre amis. Si au final au 32ème kilomètre j’explose et que je fini en 3h05 c’est pas grave, l’histoire elle est belle quand même. »  Tout est donc réunit pour réussir. Équipé de la Pegasus 37 pour ces sorties footings, de Tempo Next % pour les séances de fractionnés et de la fameuse Alphafly Next% pour le jour J, celui qui compte, celui qui restera gravé dans sa mémoire, Maxime poursuit sa quête, 2h50.

Le jour J, dans la campagne normande, les legs s’enchaînent. Par groupe de 2, les pacers accompagnent Maxime sur des boucles de 7km et impriment l’allure « un vrai groupe de fusée pour se relayer pendant la course ». Un combat de 18 rounds s’enchaînent et pour les deux derniers, l’ensemble des pacers accompagnent Maxime pour les quelques derniers kilomètres jusqu’à la libération, 42.195km, 2h50 au bout de l’effort.  C’est le moment de savourer, de s’enlacer et les souvenirs resteront ainsi que la gratitude.  Il y a toujours des leçons à tirer de ce genre d’aventure, peu importe votre performance. Que vous soyez débutant ou coureur confirmé, que vous désiriez être finisher ou passer sous les 2h30, chaque performance est unique et légitime, chaque session compte et n’hésitez jamais à partager vos objectifs et les moyens mis en oeuvre pour les réaliser comme nous l’avons fait avec Maxime.