UN PROGRAMME HORS NORMES

Pour cette deuxième histoire de la saison, nous vous présentons Pierre-Alexandre. S’il y a bien un mot qui peut résumer le caractère de PA c’est résilience. Cette année PA a participé au marathon de Paris, va participer à half-ironman, à l’Ironman de Barcelone pour finir en beauté avec le marathon de Valence au mois de décembre, pour tenter de passer sous la barre mythique des 3 heures. Un calendrier titanesque, surtout pour un père de famille, qui travaille dans un secteur très prenant. Un calendrier digne d’un athlète de haut niveau avec un volume d’entraînement hebdomadaire à en faire pâlir plus d’un. Je dois le confesser, quand je cherche des excuses pour ne pas réaliser une séance, il me suffit de penser à PA et sa discipline pour finalement faire les premiers pas. Pour être encore plus honnête, ce n’est pas tant la discipline mais les épreuves surmontées qui impressionnent davantage. Une résilience et soif de vivre inspirante.

5 ANNÉES
DE RÉSILIENCE

Et oui, derrière cet homme musclé et endurant, se cache une personne qui est passée par des moments de vie très compliqués à gérer. PA a connu ce que nous redoutons tous, sans exception. La maladie. L’épreuve probablement la plus injuste, celle qu’on ne voit pas arriver et sur laquelle on ne peut exercer presque aucun contrôle. C’est comme un coup de massue, qui vous tombe dessus sans crier gare. C’est ce qui est arrivé à Pierre-Alexandre. Par deux fois, il s’est battu contre le cancer. Et la dernière épreuve, était celle du Covid-19. En mars 2020, ce virus que l’on ne connaissait pas, que l’on se savait apprécier, a touché PA de plein fouet. 15 jours dans les services de réanimation, 15 jours à voir la mort au plus près, pour la troisième fois en 5 ans.

UN JOUR
UN PAS

Fort heureusement, Pierre-Alexandre s’en est sorti. Déjà sportif auparavant, c’était le moment pour lui de se mettre au sport d’endurance. Pour « construire un corps capable de surpasser de nouvelles épreuves ». Alors même que les médecins lui faisaient comprendre que le sport serait dorénavant très compliqué, voire qu’il fallait laisser de côté ces velléités. PA faisait fi de ces recommandations, malgré une Vo2 max inférieure à 30, il commençait à courir chaque jour. 2-3 kilomètres, dans la douleur, la difficulté mais avec persévérance. Les motivations pour lui étaient toutes trouvées. Mais c’est bien l’action qui compte, qui permet de voir des résultats. La motivation sans action n’est rien. Chaque jour qui passe, est un jour où PA courait, évacuait une charge mentale emmagasinée depuis plusieurs années, une colère qui s’évacuait. La course à pied opérait ses pouvoirs catharsis.

RUNNING
CATHARSIS

J’ai évoqué le calendrier de PA jusqu’à la fin de l’année. La notion de progressivité a été fondamentale dans son approche, courir tous les jours un peu. Être capable après un mois d’enchaîner 10km, et de se mettre de nouveaux objectifs. C’est ainsi que le 17 octobre 2021 il courrait son premier marathon, avec fierté et qu’accompagné d’Alexandre Delort et de son équipe, il prépare ses objectifs. Après avoir battu 3 fois les statistiques, ce sont dorénavant les records qui tombent. Chaque course, chaque sortie à vélo, chaque séance de natation est une chance, est un cadeau, est une hymne à une philosophie de vie, inscrite sur son corps, comme rappel, pour ne jamais oublier et toujours avancer. « Through every dark night, there is a brighter day »

Pierre-Alexandre, merci pour ton inspiration.

Texte: Clément Colladant