COURIR MAIS PAS QUE

Ce challenge que je me suis fixé m’est fondamental. Sa réussite d’autant plus. Ceci étant dit, la ligne d’arrivée ne pourra être franchie si je prends pas le temps de travailler sur mes blessures physiques du passé. En effet, j’ai subi deux opérations des ligaments croisés, coup sur coup. Depuis, je ressens une instabilité importante et il faut le dire souvent de la peur quand vient le moment d’engager le corps dans des activités physiques. Il m’est évident que je ne veux pas traîner ça comme un boulet jusqu’au mois d’octobre. C’est avec cet état d’esprit que j’ai décidé de me rapprocher de Koss, pour voir où j’en étais réellement au niveau musculaire et mettre un protocole en place pour maximiser mes chances de succès dans cette entreprise ambitieuse qui est celle de courir ce marathon.

BILAN
RUNNING

J’ai été pris en main par Thibault, co-fondateur de Koss. Pendant un peu plus d’une heure et demi nous avons fait toute une batterie de tests. Je n’étais clairement pas préparé à ça. Je pensais naïvement que quelques manipulations allaient suffire pour diagnostiquer et traiter. Et bien pas du tout. On a commencé par courir sur tapis afin de voir ma foulée, ma cadence de pas et différentes données comme le déplacement vertical. Grâce à la collecte de ces données, Thibault m’a fixé certains objectifs pour optimiser ma foulée. Se rapprocher d’une cadence de 180 pas par minute, aujourd’hui je suis à 150. Cela me permettra d’économiser de l’énergie en courant, ce qui est loin d’être négligeable pour parcourir 42km.

BILAN
FORCE

Les choses sérieuses commencèrent. Tests de force. À l’énoncé de ce qui m’attendait, un vent de panique m’a parcouru, car j’avais pas déjeuner encore donc je sentais que j’allais souffrir. Accompagné de quelques objets de tortures, Thibault me testa différentes parties du corps. Dans un premier temps, toute la sangle abdominale. Cela comprend bien évidemment les grands droits (tablettes de chocolat), les obliques, les transverses et les dorsaux. Les deux exercices consistèrent à tenir une position statique durant 3 minutes. Je m’écroulais à la moitié de ce temps là. Confirmation donc de quelque chose que je savais déjà malheureusement, c’est mon plus gros point faible. S’ensuivirent des tests pour les ischion-jambiers, les quadriceps, les mollets, le pied. Je ne vais pas à nouveau rappeler l’intensité de ces tests et l’énergie demandée pour les réaliser, mais je vais m’étendre un peu plus sur les résultats et les zones à travailler.

DU TRAVAIL
EN PERSPECTIVE

On a constaté un déséquilibre entre les quadriceps et les ischio-jambiers. Logique du fait des opérations du genou. Mais il convient de les travailler avec beaucoup d’assiduité. De plus il va falloir assouplir toute cette zone, avec des étirements rapides mais quotidiens de l’ensemble de la cuisse. Pour rappel, le quadriceps se trouve sur la partie avant de la cuisse et les ischios sur la partie arrière. Ils sont fondamentaux. Un travail de pied est aussi nécessaire. En effet avec le surpoids, j’ai une légère tendance à m’affaisser donc le renforcement du pied augmentera la stabilité. À cela va s’accompagner un travail de proprioception. À raison d’une routine de 15-20 minutes pour travailler l’ensemble de ces muscles 5 fois par semaine, la préparation physique générale sera un élément déterminant pour la réussite de ce challenge. Je ne peux que vous conseiller de faire des bilans de la sorte pour avoir une préparation personnalisée et intelligente.