DE LA DISCIPLINE ET DES PROGRÈS

Ce qui est attrayant en course à pied, c’est qu’il suffit de s’y mettre pour progresser. De la constance, un peu de discipline et voilà qu’en quelques semaines on peut passer de courir à peine 45 minutes le souffle court à réaliser des sorties longues avoisinantes les 3h. C’est la progression que j’ai connue en 2 mois grâce à l’accompagnement de mon coach, Alexandre Delort, et surtout à son suivi qui me fait lever de mon lit tôt le matin. Connecté directement à ma montre, je ne peux lui mentir et lui faire croire que j’ai fait une séance, alors que je suis resté dans les bras de Morphée. Habile.

PAIN
IS BACK

Ceci étant dit, la course à pied reste un sport traumatisant pour le corps, surtout quand on est en surpoids. Ce sport rend très humble. Après plusieurs semaines d’entraînement, de sorties plus longues, d’une fréquence de 4 courses hebdomadaires, mon corps me rappelle à l’ordre. 
Bien que je me sois délesté de plus de 10 kilos, presque 15 -ça dépend de mon humeur du jour- les traumatismes (physiques) du passé ont refait surface. Une cheville gauche endolorie, qui a subie près de 10 entorses à la belle époque du rugby, qui a subie une mini fracture suite à un accident de moto commence à me faire comprendre qu’il va falloir soit accélérer la perte de poids soit revoir un peu les choses. En compensant, ce sont les périostes qui s’inflamment et je me retrouve à nouer une relation fusionnelle avec deux poches de glace, non pas 3 nuits par semaine comme le chante un groupe de musique populaire, mais bien 3 fois par jour.

LE CORPS
ET L'ESPRIT

J’en parle avec légèreté, en vérité, dès l’apparition des douleurs, les mauvais souvenirs sont remontés, l’angoisse, la peur de l’échec, la peur de pas pouvoir aller au bout. C’est en écrivant ces quelques lignes que je me rends compte que la préparation d’un marathon taxe le corps et surtout l’esprit. Qu’une partie de yoyo continue est engagée au niveau du cerveau. La confiance et la joie de valider certaines séances, et de l’autre côté, la peur et l’angoisse de ne pas accomplir le but fixé et s’accomplir au passage. Une peur décuplée de par ma personnalité - qui a bien souvent démarré des choses pour ne pas les finir.

A DEUX
ON VA PLUS LOIN

C’est dans ces moments là, entre autres, que je suis heureux et reconnaissant d’être accompagné d’un coach expérimenté. Outre le fait de faire évoluer mon programme d’entraînement en introduisant du cross training avec du vélo, du renforcement musculaire et un peu de natation, son expérience couplée à ses encouragements rassurent et permet de continuer d’avancer. Douter est bien naturel, mais dans l’approche d’une préparation aussi intense, car oui elle prend beaucoup de places dans ma vie, il est plus judicieux d’avoir une pensée positive, d’y croire. Facile à dire. Je dirai que finalement, avoir un coach sur qui s’épauler, de bénéficier de cet accompagnement, permet de se délester du doute, de le lui déléguer et de faire simplement les séances prévues, de croire au process, et de vider la tête des angoisses, intermittentes certes, mais présentes. 8 semaines nous séparent du jour de vérité. 8 semaines pour éliminer les doutes, progresser toujours et se préparer mentalement à enchaîner les kilomètres, se préparer à souffrir certes mais avec le sourire.