APPARITION DES BLESSURES

Quelques semaines seulement de discipline m'ont permis de commencer à courir sérieusement. J'entends par là qu'en quelques semaines j'ai pu atteindre des sorties longues de 2h, ce qui est très gratifiant et rassurant pour la préparation d'une course d'endurance. De plus, le poids a chuté de 10 kilos sur la balance, ce qui facilite ma foulée et amplifie ma détermination.

PERIO QUOI ?
PERIOSTITE

Néanmoins, je reste à un poids élevé. Autour de 95kg. De ce fait, chaque impact reste traumatisant pour mon corps, et je vais vite le mesurer. Pendant l'été, je profite de mes vacances et de mon amour pour les sorties longues pour faire du volume. Sauf qu'un bon matin, je dois interrompre ma course au bout de 35 minutes car je ressens des douleurs assez intenses et persistantes aux chevilles, à gauche principalement. Il n'est pas évident de savoir mesurer l'importance d'une blessure. Quand on doit interrompre un run, cela signifie qu'elle est réelle, qu'elle doit être considérée avec beaucoup de sérieux.Je m'en remets donc à l'expérience d'Alexandre, mon coach. On décide de se concentrer pendant quelques jours sur le cross-training. Je commence donc à faire du vélo, tout de suite une longue sortie de 3h00 en campagne. Je dois le dire, j'ai adoré ça. Le lendemain je nage, 2km après plusieurs années sans nager, je suis heureux. Mais je n'arrive toujours pas à courir comme je le voudrais et l'anxiété monte.

TEL UN
APPRENTI

Préparer un marathon c'est un apprentissage. Sur cet été et depuis le début de la préparation j'ai beaucoup appris. J'ai tiré quelques leçons. La première n'est pas la plus étonnante. Préparer un marathon c'est difficile. Le volume augmente semaine après semaine, et on passe rapidement du stade de l'euphorie à celui de la déception. Chaque jour est différent, chaque sortie est unique et il est important de se préparer psychologiquement à cela et ne rien prendre comme acquis.

L'IMPORTANCE
DU COACH

La deuxième leçon sous-jacente est que non seulement faire un marathon taxe le corps mais cela taxe tout autant voire davantage l'esprit. Dès l'apparition des premiers symptômes de ma blessure, qui s'avérera être une périostite, le doute s'est emparé de moi. Une remise en question importante, une anxiété croissante, une peur de l'échec. Je passais ma journée à réfléchir sur les actions à mener, comment adapter mon entraînement. Et c'est là qu'arrive la deuxième leçon. Avoir un coach est important. Son expérience lui permet de savoir appréhender à votre place ce qu'il convient de faire dans ces situations. Et surtout, c'est une formidable opportunité de se décharger de la planification. Il suffit juste d'avoir confiance en ce qu'il dit, préconise, conseille. Et à partir de là, il faut exécuter et lui procurer les bonnes informations.