A chaque semi-marathon son lot d’habitudes, d’ignorances ou d’angoisses à une semaine du coup de pétard.
Quelle est finalement la semaine d’avant course idéale pour perfer le jour J de votre course ?

L’insouciant

C’est un coureur qui va entrer dans le grand bain de la course à pied en participant à son premier semi-marathon et pour faire les choses en grand, il a choisi de monter sur la capitale pour arpenter les avenues parisiennes congestionnées entre quelques 40 000 coureurs.

Pas de stress y’a point S. Un petit fractionné, par principe, à deux jours de la course pour se rappeler que l’on n’a pas tout perdu de ce qui a été validé pendant la préparation. Un peu comme un élève à son oral de Bac d’espagnol qui n’arrive plus à aligner deux mots alors qu’une heure avant il récitait ça par cœur dans sa cuisine.

On ne change pas d’alimentation non plus car ça a fonctionné pendant le plan d’entrainement donc pas de raison que le jour de la course ça fasse défaut.

Et enfin, le jour J. Debout depuis 6 heures du mat’ car le Airbnb qu’il a choisi était finalement en Zone 5 des transports parisiens, insouciant et radin en plus. Son arrivée sur le départ de la course respecte un protocole bien huilé. Avec une heure d’avance, il n’a plus qu’à tuer le temps en se commandant un petit croissant et un café au bar du coin.

A 45 min du départ, quelques lignes droites, des montées de genoux, des bons vieux pas chassés pour se rappeler du bon vieux temps de l’UNSS et hop on se place dans son SAS.

Il ne reste que 30 minutes et tout semble bien vide. Pas grave, on passe le temps en musique. Puis, à 10 min du top départ, le SAS se rempli enfin. Une question qui le taraude s’installe dans sa tête, me suis-je échauffé intelligemment ? 

L’ancien

58ème semi-marathons, et on ne compte pas les corridas, les marathons etc… Bref ce coureur passe plus de temps à serrer des paluches aux bénévoles et à d’autres participants que de s’échauffer. Qu’importe, la perf est derrière lui. La course à pied et lui c’est une vieille histoire de cœur et qui dure encore et encore.

Sa semaine d’avant course est cool. Un dernier footing très tranquille en milieu de semaine, un autre le lendemain et encore un autre le sur lendemain. Bref, il court tous les jours et appréhende l’échéance comme une énième sortie longue. 

Ce qui lui pose le plus de problème en réalité c’est quel t-shirt de finisher va-t-il enfiler pour se faire mousser. Finalement c’est celui de la diagonale des fous de 1989, la première édition évidemment, Monsieur est polyvalent. 

Montre GPS interdite, uniquement un chrono attaché autour du coup et des chaussettes en coton. Les seules choses qui semblent neuves sont, sa paire de chaussures car son podologue lui répètent de les changer régulièrement, et son sourire qui ne le quitte jamais lorsque qu’il participe à une course.

Le temps sera anecdotique, ça fera juste un énième sujet de discussion à raconter en famille.

Le « Pro »

Chaque course doit rimer avec RP. Rigueur et persévérance pendant chaque séance du plan d’entrainement ont rythmées ses huit dernières semaines. 

La semaine d’avant course c’est Cryo, cure de Malto, Osthéo, deux footing courts et super lents. Pour l’occasion il a posé sa semaine de RTT, du repos et beaucoup de repos.

À la carte, brocolis/courgettes un soir sur deux et le vendredi un plat de pates, sans sel ni beurre ou huile d’olive. 

Quelque peu angoissé car il l’a annoncé haut et fort au bureau pendant toute sa prépa, le RP va tomber. Ce coup-ci l’excuse du bug Strava ne fonctionnera pas. Pas trop le droit à l’erreur.

Le jour J, après trois passages au WC, une playlist intitulée « eye of the tiger » écoutée en entier dans le métro, une bonne dose de crème chauffante sur les cuissots et un échauffement d’athlète de haut niveau, il pousse tout le monde pour arriver dans son SAS à 3 min du coup de pétard.

Notre recette à nous

Nous pourrions lister un tas d’autres profils clichés mais la vérité c’est qu’il y a un peu de tout ça en nous tous.

Le plus important c’est de profiter de la semaine d’avant course pour faire du jus, c’est-à-dire faire le plein d’énergie et se reposer.

Si vous êtes satisfaits de votre préparation alors il ne devrait pas y avoir de surprise le jour de la course et le chrono attendu sera au rendez-vous.

Opter pour une alimentation saine est recommandé. Sans tomber dans l’excès, il est important de digérer correctement et de faire le plein de sucres lents pour avoir de la caisse pendant votre semi-marathon.

Concernant votre entrainement, nous recommandons un petit footing de 45 min en début de semaine à allure très lente puis un dernier rappel en milieu de semaine avec quelques accélérations. Ensuite c’est repos jusqu’à la course.

Pour l’alimentation pendant la course il est important au préalable d’avoir essayé les gels que vous consommerez pour s’assurer qu’ils ont un impact positif sur votre organisme.

Pour l’échauffement, il faut trottiner une bonne dizaine de minutes avec quelques accélérations pour préparer votre cardio. Puis dirigez-vous dans votre SAS de départ à 10 min du coup de pétard et pour le reste, on vous attend à l’arrivée pour fêter avec vous votre perf !

Pour ceux qui ont envie de faire redescendre la pression, et de se faire une bonne Pasta Party, vous pouvez participer à notre évènement qui aura lieu le 8 Mars 2019. 

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